Vulnérable empathie
Mais pour qui nous nous prenons nous ? Dis moi ? Pour qui ? Rois du monde, intouchables, insensibles, sans coeur, où est passée l'empathie ? Dîtes-moi je la cherche ? Cette froideur me glace le sang.
Loin de toute raison, nous avons oublié la vulnérabilité, l'humilité. L'honnêteté d'avouer notre impuissance, notre fragilité.
Oui voilà, je ne suis qu'un être humain, je fais des erreurs et enfin je te l'avoue, je t'avoue que parfois je n'en ai rien à faire des autres, que je voudrais simplement couper mon téléphone, disparaître pour être tranquille, envoyer balader ces responsabilités qui me consument bien qu'elles me soient si chères. Je souhaite souvent crier, ma haine, mon amour, ma rancoeur, mes joies et mes tristesses.
Il arrive que mes gestes ne s'accordent plus avec mes sentiments, mes convictions et mes envies, oui parfois j'agis, je dis des choses que je n'aurais jamais pensé dire une fois dans ma vie. Des mots que j'avais promis de retenir...
Il y a des jours où je souhaiterais envoyer valser le monde entier, les personnes que je croise dans la rue et crier des insultes insensées, violentes et dures. Laisser échapper la haine enfouie au fond de moi, car oui je ressens de la haine, pas de la colère soyons clairs, de la haine pure, instinctive.
Puis il y a des jours où la tristesse m'envahit, au-delà de cela, le désespoir me submerge et s'intensifie en voyant passer les heures. Je le ressens à côté de moi tu vois, comme une ombre m'enveloppant, ne me laissant voir que le côté sombre des personnes que je rencontre, des paroles que j'entends ou que je dis, des gestes que je vois ou bien que je réalise. Alors ces jours-là, le sens s'en va en vacances, la raison s'échappe, je les cherche sans cesse mais ils ne reviennent pas. Et c'est difficile tu comprends, car les jours comme ceux-là sont dangereux, ils rodent et insèrent des pensées mauvaises dans les esprits. Chacun d'entre eux est une bataille, un combat à ne pas perdre.
Oui tu sais je suis un être humain, je ressens aussi le bonheur intense des jours où même si le soleil ne se montre pas, tout paraît faire sens, s'harmoniser, se connecter parfaitement et s'entremêler magnifiquement. Ces jours sont comme des cadeaux, des caresses sur la peau, où alors je serais prête à donner toute ma vie à un(e) inconnu(e), embrasser chaque personne que je croise et hurler mon amour au monde.
Ne me dis pas que toi aussi tu n'as pas ressenti de tels bouleversements tout au long de ta vie.
Et me vient le choix de laisser transparaître ces sentiments ou de les cacher.
Je me rends à l'évidence que chaque être humain connaît ces jours, ces jours où nos émotions sont intenses et tellement différentes, alors que je vis un jour rempli de joie, mon voisin se retrouve peut-être dans son jour de peine et de désespérance. Et l'empathie serait alors de comprendre que mes émotions quotidiennes sont vécues par des milliards de personnes, que certaines d'entre elles possèdent un pouvoir énorme de persuasion pour les taire, les ravaler et les garder au fin fond de leurs tripes.
Petit à petit, il devient plus évident de comprendre, de ne plus juger, de se dire que l'autre a peut-être besoin de temps, d'être écouter, d'être seul ou au contraire d'une main tendue. Et je crois avoir le devoir de me souvenir de mes émotions traversées, combien elles m'ont touchées et me touchent encore, pour ne plus qu'elles me paraissent vaines lorsque je les croise sur le visage de cet autre être humain.
Oui tu sais je suis un être humain, je ressens aussi le bonheur intense des jours où même si le soleil ne se montre pas, tout paraît faire sens, s'harmoniser, se connecter parfaitement et s'entremêler magnifiquement. Ces jours sont comme des cadeaux, des caresses sur la peau, où alors je serais prête à donner toute ma vie à un(e) inconnu(e), embrasser chaque personne que je croise et hurler mon amour au monde.
Ne me dis pas que toi aussi tu n'as pas ressenti de tels bouleversements tout au long de ta vie.
Et me vient le choix de laisser transparaître ces sentiments ou de les cacher.
Je me rends à l'évidence que chaque être humain connaît ces jours, ces jours où nos émotions sont intenses et tellement différentes, alors que je vis un jour rempli de joie, mon voisin se retrouve peut-être dans son jour de peine et de désespérance. Et l'empathie serait alors de comprendre que mes émotions quotidiennes sont vécues par des milliards de personnes, que certaines d'entre elles possèdent un pouvoir énorme de persuasion pour les taire, les ravaler et les garder au fin fond de leurs tripes.
Petit à petit, il devient plus évident de comprendre, de ne plus juger, de se dire que l'autre a peut-être besoin de temps, d'être écouter, d'être seul ou au contraire d'une main tendue. Et je crois avoir le devoir de me souvenir de mes émotions traversées, combien elles m'ont touchées et me touchent encore, pour ne plus qu'elles me paraissent vaines lorsque je les croise sur le visage de cet autre être humain.
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