Noir & blanc
Du feu qui embrase les coeurs et réchauffe les corps,
Du bleu apaisant du ciel et de la mer se confondant dans l’horizon,
De la douceur des plaines vertes et des feuilles orangées tombées en automne,
Du rouge chatoyant du soleil couchant, semblable à la rougeur du sang coulant dans nos veines.
Moi qui rêvais de couleurs et de vie,
Moi qui rêvais de couleurs et de vie,
Petit à petit, on m’a poussé à voir la vie en noir et blanc.
Au delà des nuits longues d’hiver et courtes d’été.
Au delà du béton gris et froid des rues et des immeubles.
Au delà des nuages blancs et noirs se promenant dans le ciel.
Au delà des salles sombres où les projecteurs lancent leur lueur aveuglante.
On m’a poussé à voir la vie en noir et blanc.
On m’a poussé à voir la blancheur glaçante des halls d’entrée et des salles d’attente.
On m’a poussé à voir la sombre noirceur des questions laissées sans réponses.
On m’a poussé à voir la lumière s’éteignant dans les yeux couverts de fatigue.
On m’a poussé à voir l’éclatant privilège des uns et l’obscure misère des autres.
On m’a poussé à voir l’écriture salissant la feuille blanche, ces quelques lignes déterminant un destin.
On m’a poussé à voir la vie en noir et blanc,
On m’a poussé à voir la vie en noir et blanc,
Mais je rêve toujours de couleurs et de vie.
Malgré tout, ces couleurs semblent ternies.
Ternies par la haine et l’injustice qui rôdent chaque jour,
Maintenant les yeux ouverts sur le blanc et le noir.
Ma foi en l'humanité, rouée de coups, s'est retrouvée fragile, à terre.
Implorant de continuer le combat, que je ne la laisse pas seule entre ces mains-là.
Alors les couleurs, doucement reviendront et la relèveront en usant de celui qui reste : l'espoir.
Implorant de continuer le combat, que je ne la laisse pas seule entre ces mains-là.
Alors les couleurs, doucement reviendront et la relèveront en usant de celui qui reste : l'espoir.
" L’humanité serait depuis longtemps heureuse si les hommes mettaient tout leur génie non à réparer leurs bêtises, mais à ne pas les commettre. "
— George Bernard Shaw

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